Lorenzo à la Féria du Cheval 2009.
By Richard | juillet 9, 2009
Lorenzo amène son spectacle dans les arènes des Saintes Maries de la mer, là où tout a commencé (lire article ‘Lorenzo, The Flying French Man’), le lundi 13 juillet à 22h00 (Réservations au 0490978586) dans une mise en scène de Thierry Pellegrin, avec Sylvie Willms, Kerstin Brein et Denis Marquès.
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Le président des sauveteurs en mer, Bruno Roux, décoré.
By Richard | février 25, 2009
Le président de la station de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) des Saintes Maries de la mer, Bruno Roux, vient d’être promu “Chevalier dans l’ordre du mérite maritime”.
Les bénévoles de la SNSM des Saintes Maries de la mer interviennent chaque année au large des côtes saintoises pour récupérer les personnes en détresse. Leur mission, “d’utilité publique” : protéger et sécuriser, sous l’égide du Crossmed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée), une zone littorale large de 21 km, entre la pointe de Beauduc et celle de l’Espiguette, dans le Gard, vers les salins d’Aigues-Mortes.
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La pomme de terre des sables, nouveau fleuron de Camargue.
By Richard | février 20, 2009
Sept producteurs vont obtenir le label du Parc et guettent le célèbre Label rouge.
Les pieds dans le sable, près de la plage des Saintes. Sans le maillot. Mais près du tracteur, en train de planter les semences de pommes de terre… Armand Solans, producteur, arpente avec son fils Samuel, le champ couleur sienne dans un paysage de splendeur. Depuis 1990, il a dû tourner le dos à l’asperge, ravagée par le fusarium. Et s’est lancé dans la pomme de terre primeur. Car en Camargue, passé le Petit Rhône, au Mas de Pin Fourcat, il n’y a pas que le riz et les taureaux.
Désormais, au milieu des pins parasols, il faudra compter sur la pomme de terre qui pousse dans un sol composé à 90% de sable venu à la fois du Rhône et de la mer toute proche. Et l’idée, après de 20 ans de pratique, c’est de valoriser cette production unique en France en obtenant le sacro-saint marquage du Parc naturel de Camargue sur lequel est située une grande partie de la production, soit 140 hectares.

© Nicolas Vallauri - Au Mas Pin Fourcat, Armand Solans au centre, son fils Samuel et Maurice Issert, secrétaire général de la nouvelle Sica. Les semences ci-dessus donneront d’ici mai des pommes de terre des sables bientôt marquées du label du Parc de Camargue.
Labelliser un produit de qualité pour en faire une vitrine comme le riz ou les taureaux.
“Nous sommes sept producteurs à avoir créé une SICA (Société d’intérêt collectif agricole) appelée Aprimage en Camargue. Deux d’entre nous sont en agriculture biologique et les autres en agriculture raisonnée”, explique Armand Solans. Entre 8000 et 10000 t de pommes de terre primeur (Amandine, Charlotte…) sont produites par an. L’objectif affiché est de concurrencer la célèbre Bonnotte de Noirmoutier qui participe à la production de 120 000 t de pommes de terre primeur en France et de pénétrer le marché allaemand. “On est allé voir ce qu’ils faisaient là-haut. On a la qualité de sol qu’ils n’auront jamais. On a quasiment du sable pur… Mais on ne veut pas partir en guerre contre eux. Eux, ils sont en place… “. Malgré la pluviométrie importante, les Solans ont pu planter un quart de la production: “On devrait terminer début mars. On a mis des bâches sur certaines variétés. Dès la fin avril début mai, on peut commencer la récolte jusqu’au 31 juillet (après cette date, ce n’est plus de la primeur, ndlr).” A l’inverse de la pomme de terre dite de conservation, la primeur ne tolère pas les longs séjours dans le frigo. Et souvent, elle ne subit aucun traitement. Pour tenir le sable, les Solans comme les autres utilisent de la vinasse de betterave qui colle les monticules et les fait résister au vent. “Ça croûte le sable et le protège de l’érosion”.
Histoire de voir grand, Armand et ses copains visent le Label rouge et ont déjà concocté un dossier. “Pour prouver qu’on est loin du produit de basse consommation, telle qu’était étiquetée la pomme de terre il y a encore quelque temps”, note Maurice Issert, secrétaire général de la coopérative. L’idée aussi est de créer une accroche touristique. Histoire qu’à terme, on vienne aussi en Camargue pour avoir la patate.
Par Agathe Westendorp (awestendorp@laprovence-presse.fr) - La Provence -
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Au Vaccarès l’ultime chasse d’eau est tirée…
By Richard | février 15, 2009
Face au trop-plein, on a ouvert les vannes du pertuis de la Comtesse pour délester l’étang du Vaccarès.

Photo : © Valérie farine - Les portes levées, le pertuis de la Comtesse a commencé à libérer, hier midi, l’eau du Vaccarès. L’évacuation vers la mer a été facilitée par le creusement d’un chenal. Mais si le mistral s’arrête et le vent tourne, il faudra refermer les vannes.
L’ancestrale chasse d’eau du Vaccarès a été tirée hier midi, pour libérer vers la mer le trop plein d’eau de l’étang qui mine les digues et pénalise davantage une Camargue déjà gorgée d’eau par trois mois de pluies incessantes. Pour la première fois depuis 40 ans, on a ouvert les vannes du pertuis de la Comtesse, l’une des trois bondes (avec le pertuis de la Fourcade et celui de Rousty) de cet étang cuvette. La situation d’urgence a motivé la décision du Parc et du Symadrem. Avec un surplus de 50 millions de mètres cubes, l’étang est saturé. C’est le fort mistral de ces derniers jours “la meilleure pompe que l’on puisse trouver” dit le directeur du Parc de Camargue, qui a eu valeur de feu vert… Si le vent tourne, il faudra en effet immédiatement refermer les vannes pour éviter que la mer ne vienne s’engouffrer dans l’étang du Vaccarès. Levées mécaniquement à l’aide d’un tractopelle, les portes métalliques du pertuis de la comtesse ont commencé à libérer l’eau de l’étang. Son cheminement est aidé par le récent creusement d’un chenal jusqu’à la mer, distante de 2,5 km. Les trois pertuis étant tous ouverts, on estime que deux millions de mètres cubes vont quotidiennement rejoindre la Méditerranée. En trois semaines, le Vaccarès devrait avoir retrouvé son étiage. A moins que le vent n’en décide autrement. L’édifice de la Comtesse, qui menace ruine, sera remplacé dès le mois de mai. Il faudra investir 85millions d’euros pour restaurer l’ouvrage créé en 1960 et dont les crémaillères sont hors d’usage. Pendant ce temps, 200 céréaliers et cent éleveurs, pénalisés par une météo exécrable, attendent des aides. Leurs pertes sont estimées à plus d’un million d’euros. En trois mois, la Camargue a reçu autant d’eau qu’en une année.
Par Philippe Thuru (Pthuru@laprovence-presse.fr) - La Provence -
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Divers travaux d’hiver…
By Richard | février 8, 2009
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Une année (dans deux semaines) aprés la pose de la première pierre effectuée par Mr le maire et les travaux du complexe sportif “Marius Aillet” sont déjà bien commencés (depuis quelques semaines). Les détracteurs de Mr Chassain qui appelaient le complexe ‘L’Arlésienne’ doivent probablement commencer à être à cours d’arguments… Il faut dire que, comparé aux mairies précédentes qui ne faisaient aucun travaux dans le village durant l’hiver (on se demande où allait l’argent des contribuables…), c’est un véritable changement auquel nous assistons depuis quelques années et c’est un plaisir de voir des quartiers du village ‘remis à neuf’ chaque hiver.
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A l’entrée du village par la route de Cacharel, les trottoirs sont refaits et la route regoudronnée.
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Mise en place de nouveaux collecteurs et rénovation du réseau d’assainissement du quartier Est, ainsi que les trottoirs refaits et la route regoudronnée.
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Consolidation de l’épi extérieur de l’entrée du Port Gardian.
Ces divers travaux d’hiver entrepris depuis quelques années dans le village nous prouvent qu’une gestion honnête et efficace du budget communal peut contribuer à l’embellissement du village. Il faudra en plus du courage, de la persévérence et beaucoup de travail pour protéger le village de la montée des eaux dans les prochaines décénies. R.P.
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2 février, Journée mondiale des zones humides.
By Richard | février 2, 2009
© Richard Palumbo
Qu’est-ce que la Journée mondiale des zones humides?
Chaque année le 2 février, nous célébrons la Journée mondiale des zones humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne. Chaque année depuis 1997, des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l’occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public aux valeurs et aux avantages des zones humides en général, et de la Convention de Ramsar en particulier. Entre 1997 et 2007, le site internet de la Convention, http://www.ramsar.org/indexfr.htm, a présenté les rapports envoyés par plus de 90 pays sur les activités menées pour la JMZH, de forme et d’envergure aussi diverses que des conférences et séminaires, des randonnées dans la nature, des concours de dessin pour enfants, des courses de sampans, des journées de nettoyage communautaire, des interviews à la télévision et à la radio, des lettres aux journaux, l’inauguration de nouvelles politiques sur les zones humides, de nouveaux sites Ramsar et de nouveaux programmes nationaux. Des organismes gouvernementaux et des citoyens du monde entier nous ont envoyé des nouvelles, souvent accompagnées de photos, et ces résumés annuels ainsi que plus de 900+ rapports individuels, avec non moins de 1200 images, constituent un excellent réservoir d’idées pour les célébrations à venir.
© Richard Palumbo
Et chaque année depuis 1997, le Secrétariat de Ramsar, avec l’appui financier généreux d’un Groupe privé - Danone - offre gratuitement un nouvel assortiment d’affiches, de vidéos, de calendriers de poche, de dépliants et de dossiers d’information, et propose un thème global pour ceux qui le souhaitent.
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Et si quelqu’un tournait un remake de Crin Blanc…
By Richard | janvier 20, 2009
Crin Blanc, déjà mentioné dans de nombreux articles de ce site (‘Innauguration du carrefour Crin Blanc’, ‘Remake de Crin Blanc ou d’Hidalgo’, ‘Fils du sable et de la mer, Lorenzo, cavalier des étoiles’ de Julie Zaoui), est au Saintes Maries de la mer ce que la Guiness est à l’Irlande.
L’année 2013 marquera le 60ème anniversaire de la sortie du film ‘Crin Blanc’ d’Albert Lamorisse tiré du livre de Denys Colomb de Daunant (qui a participé en 1952 à l’écriture du scénario avec A. Lamorisse) traitant d’un sujet classique avec beaucoup de poésie. Grâce à la complicité d’un jeune comédien amateur, Alain Emery, ce film a rencontré toutes les générations dans les salles obscures et a obtenu le grand prix du Festival de Cannes en 1953.
Et si quelqu’un, un réalisateur illuminé, avait cette idée géniale de faire un remake en couleur de ce film mythique pour la Camargue? Celà donne 4 années pour concrétiser ce projet et sortir le film 60 ans aprés, en 2013… Alain Emery, le jeune Folco dans le film et Pascal Lamorrisse (qui a aussi joué dans le film) le fils d’Albert Lamorisse sont encore ‘dans le coin’ et pourraient participer au projet, même faire un caméo comme Lou Ferrigno dans Hulk ou Erin Brockovich dans le film qui porte son nom.
C’est une histoire accrocheuse qui, avec les moyens cinématographiques d’aujourd’hui, peut donner un superbe film qui ferai de nouveau le tour du monde, faisant connaitre notre belle Camargue à encore plus de gens… On peut même glisser quelques scènes du pèlerinage gitan du 24 et 25 mai et là, c’est le jackpot pour un coup de pouce touristique mondial…
“I had a dream…” (J’ai fait un rêve…), qu’un rélisateur français inspiré ressucite Crin Blanc en couleur… C’est le moment! Lancez-vous les artistes! Au travail! Profitez encore un peu de ces étendues sauvages de Camargue avant que la mer en reprenne possession… R.P.
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La montée des eaux en Camargue ………
By Richard | janvier 6, 2009
© Richard Palumbo
Mes souvenirs il y a une trentaine d’années de marcher sur la plage en passant derrière le bunker de la plage Crin Blanc sans nous mouiller les pieds sont-ils erronés ou corrects ? En regardant cette photo prise en 2008, le doute s’installe quant à la validité de ma mémoire. Il semble hier, et pourtant, oui, c’était bien possible… De nos jours nous pouvons le toucher en ayant l’eau au genoux. Dans combien d’années ne verrons-nous plus ce bunker?
Connue dés l’Empire romain, la Camargue doit son aménagement et son exploitation à Napoléon III au milieu du XIXe siècle. Sa femme, espagnole de naissance, va promouvoir l’excellence du milieu taurin. Cette Camargue qui suscite tant de convoitisse et de rêveries, qui fut magnifiée par tant d’artistes (Frédéric Mistral & Alphonse Daudet, chantres de la Provence, Van Gogh quand il a vécu à Arles, et bien d’autres artistes), voit son équilibre menacé par les actions de l’homme au niveau régional (activités diverses : sel, riziculture, élevage, tourisme) et mondial (effet de serre et réchauffement de la planète). Une partie de cet espace de plus de 150 000 hectares situé au milieu du delta du Rhône est protégé par le Parc naturel régional créé en 1970 pour faire face à l’industralisation du littoral (zone industrialo-portuaire de Fos sur mer) et au plan littoral des années 60 (stations balnéaires comme la Grande Motte) et dont la mission est d’en assurer le développement durable.
Mes recherches sur la montée des eaux en Camargue m’ont amené à retenir les trois articles ci-dessous écrits aprés les innondations de 2005 qui ont enclenché la sonnerie d’alarme sur l’avenir de cet espace sauvage mythique :
- Journal l’Humanité (Fév. 2006) : La Camargue bientôt sous les eaux.
- Journal Le Figaro (Déc. 2007) : Le hausse des océans menace le littoral français.
- Journal Le Devoir (Déc. 2007) : La moitié de la Camargue prend l’eau.
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Lorenzo, The Flying French Man ………
By Richard | décembre 31, 2008
Photo : © Photos V.F. et D - Lorenzo, chez lui, aux Saintes Maries de la Mer.Le superbe camion n’a qu’un an, et 45000km… Chauffeur et artiste, Lorenzo rencontre aussi bien le Cadre Noir de Saumur (Ecole Nationale d’Equitation) que la princesse de Jordanie, qui lui a offert… deux pur-sang arabes.
Fils du sable et de la mer Lorenzo, cavalier des étoiles.
L’histoire a bercé des milliers de petits Camarguais, rendu amoureux du delta une multitude de grands. Dans Crin Blanc, l’intrépide Folco, dix printemps, vole la vedette aux gardians, et parvient à apprivoiser un bel étalon blanc cheval de race Camargue. Le film, tourné il y a plus d’un demi siècle (en 1952), s’achève sur l’image du petit bonhomme, profil de bohème, quittant la terre hostile, pour embrasser l’écume de la mer, la liberté…
Lorenzo, 31 ans, est né aux Saintes Maries de la Mer. Babeth, sa maman, avait eu le coup de foudre pour ce pays de cheval, elle-même issue d’une famille bercée par les traditions équestres. C’est à 8 ans qu’il commence à écrire son histoire. Il se produit dans les arènes de Camargue, en effectuant des sauts “de cheval à cheval”. De la voltige… presque classique.
Avec ses quatre chevaux camarguais, Lorenzo saute, virevolte… et époustoufle, comme Folco, pas mal de gens “du cru”. Debout sur ses montures, en parfaite complicité (au prix quand même de blessures pour parfaitement les préparer), Lorenzo veut aller toujours plus haut (il monte sans cesse le niveau des barres d’obstacle) et toujours plus loin… “C’est simple, depuis qu’il est petit, il me dit qu’il aura un gros camion, et qu’il partira avec ses chevaux en Amérique“, confie sa maman.
Spécialiste de la poste hongroise (La poste hongroise est une discipline qui fut inventée par les postiers hongrois. Le cavalier est debout au galop sur deux chevaux).
À 16 ans, l’Allemagne propose au cavalier autodidacte d’abandonner la voltige, pour ne faire que de la poste hongroise. On attend que, debout sur ses chevaux, ce que personne n’avait jamais fait, il invente un spectacle. Avec ses Camargue, puis en intégrant des chevaux lusitaniens, le pari est relevé. Sa méthode est proche du don… “Apprendre au cheval, qu’il sache de plus en plus faire par lui-même, jusqu’à ce qu’il parvienne à deviner !” Sa force ? Le nombre de chevaux qu’il a sous le moteur (jusqu’à 10) et l’adrénaline qu’il fait monter dans les gradins. Depuis 2005, et “Cheval Passion” à Avignon, Lorenzo a adouci le trait. S’il saute les obstacles placés au dessus de la croupe de ses chevaux, en parvenant, au galop, à retomber droit comme un i sur ses montures, il leur sussure désormais aussi des attitudes, donnant libre cours à la liberté qu’il a su révéler en eux.
Deux spectacles différents, mais complémentaires. Le grand public apprécie la fougue, le strict milieu du cheval vante la technique. En Angleterre, sous le regard de la reine, au sultanat d’Oman, avec la princesse de Jordanie, avec le roi du Maroc, Lorenzo séduit les têtes couronnées, et emballe le public. Pour l’instant, personne n’est parvenu à rivaliser.
Son challenge désormais ? Faire encore plus de spectacles, en dehors des concours internationaux d’équitation… Au départ de l’Autriche, où il a acheté une propriété, 20 chevaux prennent régulièrement la route, ou le bateau, voire l’avion (14 heures pour rejoindre la Malaisie), pour les spectacles. Une dizaine sont en préparation. Pour succéder aux plus âgés, et continuer à faire briller l’étoile. Il s’entraine en ce moment à aligner 10 chevaux en poste hongroise, celà pour son prochain spectacle. Pour le cavalier volant, l’Amérique n’est pas loin. Comme la Chine… En toute liberté.
Par Julie Zaoui - jzaoui@laprovence-presse.fr - La Provence
- Site officiel de Lorenzo : http://www.lorenzo.fr/lorenzo/2007.html
- Lien Google de l’une de ses vidéos. (Cliquez sur le lien)
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Sylvette César se bat pour sauver sa cabane de gardian
By Richard | décembre 31, 2008
Photo © Valérie Farine -
La Ville veut la démolir pour aménager l’entrée du village.
C’est l’un des symboles de la Camargue. Avec les flamants roses, les chevaux et les taureaux. La traditionnelle cabane de gardian, avec ses murs blanchis à la chaux et son toit de sagne, fait partie de la carte postale. Alors, forcément, on y est très attaché. Ce n’est pas Sylvette César, en tout cas, qui dira le contraire. Avec sa fille de 26 ans, cette Saintoise habite l’une de ces bâtisses traditionnelles, au bout de l’avenue Riquette-Aubanel.
“J’y suis locataire depuis trente ans“, dit-elle. Dans un décor aux allures de paradis, juste derrière l’étang des Launes et à deux pas de la mer. Il y a même là, la fameuse Croix de Camargue, l’emblème de toute une région, que l’on doit au Marquis de Baroncelli. C’est dire si l’endroit est pittoresque et attire les visiteurs. “Il faut voir le nombre de touristes qui la prenne en photo“, sourit-elle en montrant l’habitation.
L’ultimatum
Sauf que la cabane en question vit peut-être ses dernières heures. Son bailleur, qui lui-même loue le terrain à la commune, la presse de quitter les lieux. Et pour cause : l’habitation est située sur le domaine communal et la mairie voudrait bien récupérer son bien et démolir la cabane, pour aménager l’entrée du village (lire ci-dessous). “Pourtant, je n’ai reçu à ce jour aucune lettre officielle annonçant mon expropriation“, commente Sylvette César.
“Normal, répond le maire Roland Chassain, il n’y a aucune procédure de la sorte pour l’instant. Nous attendons que l’affaire se règle entre elle et son bailleur.” Or, le bail court jusqu’en 2010, fait valoir la locataire. “Je ne vois pas pourquoi je devrais quitter les lieux. J’aimerais que mes droits de locataire soient respectés. Mais surtout, je voudrais préserver, avant toute chose, cette cabane qui fait partie du patrimoine camarguais“, estime Sylvette César qui a même écrit à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) pour tenter de faire classer la quinzaine de cabanes qui longe le bord de mer.
Désemparée face à la menace qui pèse sur son lieu de vie, elle a pris conseil auprès d’un avocat. Et alerté le député de la circonscription, Michel Vauzelle. En attendant, la commune a déjà fait détruire, l’année dernière, une cabane similaire à la sienne, sur le terrain d’en face. Et pose un ultimatum. “Si tout n’est pas réglé dans six mois, nous serons obligés cette fois de procéder à une expropriation“, avertit Roland Chassain.
© Richard Palumbo
Le projet de la commune
“Non, l’objectif de la commune n’est pas de construire un parking!” Le maire Roland Chassain tient à couper court à la rumeur qui circule dans le village. “Si nous souhaitons récupérer le terrain, c’est dans le cadre de la 4e tranche d’aménagement du bord de mer, de la capitainerie à Crin Blanc , explique-t-il. Nous prévoyons d’aménager le site autour du pont des Morts et de la Croix de Camargue qui n’est pas visible actuellement depuis la route, pour en faire, d’ici 2012, un lieu de mémoire et de découverte, avec des bancs, des arbres et des panneaux expliquant l’histoire, la faune et la flore de Camargue. Mais il n’y aura, en aucun cas, de parking ici !” Suivra une 5e tranche jusqu’au camping du Clos-du-Rhône avec une piste cyclable et piétonne, et une promenade équestre qui reliera à terme, le camping de la Brise, de l’autre côté. “Un joli projet“, estime le maire. Même si sa concrétisation doit s’accompagner d’une expropriation.
Par Mathieu Girandola - mgirandola@laprovence-presse.fr - La Provence
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