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La Croix de Camargue

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Promenades à cheval

Lou Simbèu Lou Simbèu DédéChez André Espanet Le Clos du Rhône - Route d'Aigues Mortes Dédé : 0676776182 30 chevaux - Promenade 1h sur la plage, 2 ou 3 heures traversée du village par l'Etang des Launes et Plage Est. Journée pour visite du Grand Radeau. Tarifs : 15€/heure - 50€/3heures - Groupe (25 cavaliers maxi)/moins 10% (45€/3h) (Résa groupe : stesmaries@gmail.com)
_________________________ La Cavale La Cavale Chez James Hernandez - Bac du Sauvage - Rte d'Aigues Mortes. James : 0671927438 Promenades : 1h30/25€ au coeur de la Camargue, 2h/30€ visite de taureaux et couchers de soleil, 3h/45€ visite du Grand Radeau.

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HISTOIRE

Photos des Saintes Maries de la mer

Sur le Delta du Rhône, entre la mer et la légendaire Camargue, la petite cité tire son nom de la trés ancienne histoire des Saintes Maries Jacobé et Salomé.

L’histoire de cette ville est étroitement mêlée à la croyance provençale selon laquelle, à l’aube de notre ère (vers 44-45), une frêle embarcation venue de la terre Sainte s’échoua en ce lieu, vraissemblablement à l’emplacement d’un camp romain : “l’Oppidum Râ”. Plus tard, l’antique cité sera engloutie par la mer.

Lors des persécutions chrétiennes fomentées par Hérode Agrippa, quelques disciple de Jesus furent placés sur une barque sans voiles ni rames, en représailles de leur fidélité au Christ. Au nombre de ces suppliciés il y aurait eu : Marie Salomé mère de Jacque le Majeur, Marie Jacobé soeur ou cousine dela Vierge Marie, Marie Magdeleine, Lazare et sa soeur Marthe, Maximin et Sidoine l’aveugle de Jéricho.

Selon la tradition, la sombre Sara rejoint le petit groupe : alors que la barque s’avance vers le large, elle suplie qu’on l’emmène. Un miracle lui aurait permis d’arriver jusqu’au bateau en marchant sur les flots grâce au manteau que Marie Salomé lui jette en guise de radeau. Comme beaucoup de légendaires croyances, il existe plusieurs versions des fait. Pour certains, le voyage se serait fait sur un navire ou une galère faisant route régulièrement entre la Palestine et l’Europe …

Photos des Saintes Maries de la mer

La vie de Sara, elle ausi, a engendré maintes croyances et versions : pour les uns, elle vivait déjà sur le rivage où elle aurait acceuilli les Saintes femmes. Celle-ci l’aurait converti au christianisme et elle serait devenue leur servante.
Sara, Egyptienne, abbesse d’un couvent de Lybie …
Sara, survivante des Atlantes …
Les gitans la vénèrent et l’appellent Sara la “Kali” qui signifie à la fois gitane et noire dans leur langue. Princesse ou servante, la douce Sara garde son mystère. Marie Jacobé et Salomé, déjà d’un âge avancé reste seule sur le lieu d’accostage en compagnie de Sara. Leurs compagnons de voyage se dispersent et partent évangéliser la Gaule. Sainte Marthe se rend à Tarascon où elle apaise d’un signe de croix la fabuleuse Tarasque, monstre amphibie sortie des eaux du Rhône pour dévorer enfants et bétail. Elle consacre sa vie à l’évangilisation de la ville où elle est inhumée a sa mort. Madeleine prend le chemin du massif de la Sainte Baume. Elle s’installe dans une grotte humide, inaccessible aux humains (des anges seraient venus la porter) avec pour seule vêture son immense chevelure. Marie Madeleine expie ses fautes durant trente années. A sa mort, elle est ensevelie à Saint Maximin où, plus tard, s’élèvera une basilique. Lazare va jusqua Marseille et Maximin à Aix pour prêcher l’Evangile. Ainsi commence l’évangilisation de la Gaule dés le premier siècle de notre ère à partir de la Provence souvent considérée comme le berceau du christianisme.

Photos des Saintes Maries de la mer

Marie Jacobé et Marie Salomé restées sur place prêchent elles aussi la bonne parole. Les deux femmes sont écoutées, n’ont elles pas vu Jésus en croix et n’ont elles pas été témoins de la résurection du Christ ! Leur parole est confortée par des miracles, tel le jaillissement d’une sorte d’eau douce qui alimente toujours le puit de l’actuelle église. Marie Jacobé et Marie Salomé meurent à quelques mois d’intervale, bientôt suivies de Sara. Saint Trophime, venu d’Arles, leur donne les derniers sacrements et assiste vraissemblblement à leur ensevelissement. Les Saintes femmes sont toutes trois inhumées près du petit oratoire qu’elles ont bâti.

Quelle est la part d’histoire ? Quelle est la part de légende ?
Toujours est-il que lorsque le Roi René, Conte de Provence, donne l’ordre d’entreprendre des fouilles en ce lieu, on découvre en décembre 1448 plusieurs têtes disposées en croix et les corps de deux femmes. Un autel de terre pilée est également mis à jour ainsi qu’une pierre de marbre lisse que l’on appellera plus tard “l’oreiller des Saintes”, actuellement enchâssée dans une colonne de l’église. Fait important, ces reliques sont mises à jours sous le maître autel dela première église, ce qui confirmerait l’idée que ces ossements sont bien ceux des Saintes femmes, l’usage voulant, dans l’église primitive, que la messe soit célébrée au dessus des saintes reliques. De ces fouilles date la crypte de l’édifice actuel.

Aprés plus de mille ans, grâce au “Bon Roi René”, le culte des Saintes Maries est officiellement reconnu.

Lors d’une importante cérémonie en présence du Roi René, de la Reine Isabelle, d’un grand nombre d’évêques et de grands seigneurs de Provence, les reliques sont pieusemant placées dans des châsses jumelles de cyprès peint, gardées à le chapelle haute au dessus du maître autel. Depuis ce jour, la population des Saintes se considèrent comme la gardienne des Saintes reliques, ce qui a parfois entraîné quelques troubles au cours de l’histoire. Depuis plusieurs siècles, l’église des Saintes est une étape du pélerinage de Saints Jacques de Compostelle. Dès que la découverte des reliques a été connue en 1449, elle devient un haut lieu de pélerinage à part entière. Après la découverte des fouilles, des travaux d’embellissement et d’agrandissement de l’église, le Roi René rendit plusieurs visites aux Saintes, pèlerin parmi les pèlerins.

En 1576, la population des Saintes repousse l’assault des protestants avec l’aide des Arlésiens venus à leur secours. Vingt ans plus tard, sous le coup d’une semblable menace, les consuls de la ville d’Arles se mettent sous la protection des Saintes Maries, promettant d’offrir un ex-voto si le calme se rétablissait. Leur voeu fut exaucé. Le 25 septembre 1596, les consuls d’Arles tiennent leur promesse et assistent à une première cérémonie de vérification des reliques. Cet “inventaire” des reliques consistait en l’ouverture des châsses en présence de l’Archevêque , de dignitaires de l’Eglise et de la cour des Contes de Provence. Cette cérémonie se répéta à plusieurs reprises, la dernière eut lieu en 1926.

Au cours des siècles, on enregistre de nombreux miracles : des guérisons sont constatées, certaines dues à l’eau du puits de l’église dont on dit qu’elle “préserve du mal de la rage”. Des accidents sont inexplicablement évités. Les ex-voto couvrent les murs de l’église. Hélas, beaucoup disparaissent à la Révolution.

Photos des Saintes Maries de la mer

La Terreur n’épargne pas l’église de Notre Dame de Mer, saccagée, volée, pillée. Lorsque l’église sera rendue au culte, à Pâque 1797, les travaux de remise en état seront d’importance. Les châsses qui ont été brûlés en place publique sont reconstruites par un artisant local sur le même modèle que celles offertes par le “Bon Roi René”. Heureusement, grâce à une sage précaution du curé, la plus grande partie de sreliques avait été mise en lieu sûr avant l’arrivée des révolutionnaires.

En octobre 1797, après la remise en état du treuil, la cérémonie de descente et remontée des châsses peut reprendre. Mais les processions dans les rues de la petite cité, emmenant les Saintes jusqu’à la mer, ne reprendront qu’en 1862.

En 1794, les remparts sont démolis. Les cloches de l’église, fondues pour en faire des canons, ne seront remplacées qu’en 1840 et en 1946 pour la dernière. Ce n’est qu’en 1838 que la ville prend officiellement le nom des Saintes Maries de la Mer vocable que les pèlerins lui donnaient déjà depuis des siècles.

Il n’y a pas longtemps encore, le village avait peu de maisons construites “en dur”. Les habitations étaient principalement des cabanes (cabanes de gardians) au toit de chaume surmonté de la croix protectrice. L’aménagement en était simple et rustique. La population, composée essentiellement de gardians et de pêcheurs vivait simplement dans ce pays rude et généreux. La chasse, la pêche, la cueillette et le travail dans les manades étaient les principales ressources des Saintois.

Aujourd’hui, le petite cité est largement tournée vers le tourisme et le pèlerinage accueille chaque année une foule plus nombreuse. Riche de son passé, elle reste gardienne de ses traditions.


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